« Le plaisir engendre la passion, la passion crée l’émulation, la créativité et le dépassement
professionnel », citation de Jean-Luc Tremblay, auteur du livre « La performance par le plaisir ».
En route vers l’optimisme !
J’ai présenté une conférence à l’Université du Québec en Outaouais en novembre dernier,
intitulée : RIRE ET PLAISIR… UTILE OU FUTILE ? J’ai amené mon sujet en énonçant un paradigme perdu :
croire qu’une vie sans malheur est la quintessence du bonheur
croire que l’on naît heureux.
En effet, même si je l’ai longtemps pensé moi-même, il est illusoire de croire que le bonheur
se définit par l’absence de malheur. Selon le Dr. Murray Banks, psychiatre et auteur,
« On ne naît pas heureux… on apprend à l’être. On
apprend à s’adapter à la vie comme on apprend à jouer au tennis ou à danser », dit-il.
Cela dit, pourquoi parler du rire et du plaisir comme expression du moi créatif et passionné ?
Pour ma part, j’ai découvert qu’il y avait des pistes propulsantes du côté du plaisir. Je n’ai
pas fait le tour de la question, bien sûr ! Cependant, je m’y intéresse vivement car le rire et
le plaisir ont un effet puissant sur la passion et la créativité, et sur la santé physique et
psychique, en général. Le plaisir est une force vive qui nous aide à nous réaliser à notre plein
potentiel. C’est une pulsion qui nous rend vivant, vibrant. Faut-il le rappeler, la créativité et
la passion ont conduit l’Homme aux confins de la planète, à la conquête des étoiles ; l’ont mené
aux plus grandes découvertes scientifiques et technologiques que nous connaissons aujourd’hui.
La passion et la créativité ont aussi donné au monde ancien et moderne les plus grands penseurs,
les plus grands créateurs dans toutes les sphères de l’activité humaine.
Sur les traces de l’optimiste !
Au départ, les personnes optimistes traversent la vie avec entrain et sont en meilleure santé que
les autres. Des recherches menées à l’Université de Pittsburgh ont montré que les optimistes
avaient une pression sanguine plus basse que les pessimistes. De plus, les patients optimistes
sont ceux qui récupèrent le mieux à la suite d’une opération et qui reprennent le plus rapidement
leurs activités professionnelles.
Vous l’avez sûrement observé aussi : les optimistes sont enthousiastes, actifs et confiants en la vie.
Ce sont des bâtisseurs ! Ils pavent la voie et on aime les suivre. Ils nous entraînent dans leur
sillage car ils savent voir le beau côté des choses. Les optimistes font preuve d’ouverture ; ils
vont spontanément vers les autres, sans masque. Ils ont une capacité à être eux-mêmes, collés à la
réalité ici et maintenant. Les pessimistes, eux appréhendent la prochaine tuile qui leur tombera sur
la tête. Ils se croient perpétuellement dans un monde plus hostile qu’il ne l’est en réalité. Au moindre
échec, ils se replient sur eux-mêmes. Ils ont peur du rejet au point de vivre en retrait, figés dans
l’évitement. Ils rongent leur frein en blâmant le monde entier de leurs malheurs. Alors, sachant
que « l’on est ce que l’on pense », on doit prendre conscience de ses pensées négatives si l’on veut
changer sa perception des choses et de la vie. Il y a donc un état d’esprit à transformer. Cette
transformation découle d’un choix rationnel et conscient : cultiver des pensées positives afin de
faire face aux adversités avec courage. « Le bonheur se trouve
au fond de soi, dans une âme sereine », affirme le Dr. Murray Banks.
Dans son livre « La guérison par le plaisir », le Dr. Yvon Saint-Arnaud, psychologue, parle de
la « jouissance d’exister ». Cette
« jouissance d’exister » dit-il,
« passe par la jouissance de faire ». Par exemple, faire des études, du sport, du
jardinage, du bricolage, de la peinture, du bénévolat et le reste, amènent
« la jouissance d’être, d’exister ». Il y a forcément dans le passage à l’action, un
sentiment d’accomplissement, de réalisation de soi. Ce sentiment d’accomplissement répond à des besoins
psychiques fondamentaux tels les besoins de liberté, de créativité, d’amour, de reconnaissance, entre
autres. Voilà donc pourquoi il importe de changer le dialogue intérieur avec l’inconscient. Commençons
par regarder ce que l’on a au lieu d’envier le voisin. Tâchons de faire preuve d’humilité afin d’assumer
notre part de responsabilité dans ce que nous vivons, sans pour autant nous taper sur la tête. Ne perdons
pas de vue que, chaque geste posé et chaque parole prononcée tissent notre bonheur ou notre malheur.
La persévérance, une piste…
Il importe de concentrer nos efforts dans tout ce que nous entreprenons et jusqu’au bout !
Pourquoi sortir de la zone de confort ? Pourquoi dépasser les peurs ? Eh bien, pour rester vivant !
La vie est une adaptation constante face aux différents défis qui se posent à nous, quotidiennement.
Retenez bien que tout ce qui débute par une passion, un rêve, doit être soutenu par un degré substantiel
d’enthousiasme et de persévérance. En clair, il ne suffit pas de rêver. On doit maintenir les efforts,
multiplier les démarches jusqu’à ce que notre objectif, notre rêve aboutissent.
Un tissu d’enchantement
Tendez la main, offrez un sourire, cultivez l’humour, ouvrez votre cœur ; vous tisserez de l’enchantement
autour de vous. Vous verrez, c’est contagieux !